Le Hamas et d’autres groupes de résistance palestiniens ont catégoriquement dénoncé la dernière vague de frappes israéliennes sur la bande de Gaza. « Une escalade sanglante et des crimes de guerre à part entière », selon un communiqué.
Dans un communiqué publié samedi, le Hamas a déclaré que les raids aériens - contre une maison familiale dans le nord de Gaza ainsi qu’un véhicule de police à Khan Younès qui ont fait plus de dix victimes – sont à l’image d’une escalade sanglante et fasciste sans précédent du conflit que le régime occupant de Tel-Aviv continue de perpétrer au vu et au su du monde entier, sans se soucier des conséquences humanitaires.
« L’escalade des bombardements et des meurtres perpétrés par l’administration du criminel de guerre [Benjamin] Netanyahu à travers Gaza représente un échec clair du rôle des médiateurs, des États garants et de la communauté internationale pour endiguer la brutale machine à tuer israélienne, et une inaction injustifiable dans l’accomplissement de leurs responsabilités pour mettre fin aux crimes en cours contre la nation palestinienne », a noté le groupe basé à Gaza.
Le Hamas a exigé que la communauté internationale et tous les États et parties concernés prennent des mesures immédiates pour protéger les Palestiniens et faire pression sur le régime israélien afin qu’il respecte ses engagements au titre de l’accord de cessez-le-feu et les règles du droit international humanitaire.
D’autres factions de la résistance palestinienne ont également condamné les attaques israéliennes meurtrières dans une déclaration commune, affirmant qu’elles s’inscrivent dans la continuité de la guerre génocidaire contre les Palestiniens, soutenue par les États-Unis et leurs alliés occidentaux.
Le ciblage des points de contrôle de sécurité et des patrouilles de police à Khan Younès et dans le quartier de Sheikh Radwan constitue un véritable crime de guerre et démontre explicitement une approche préméditée visant à intensifier la violence.
Le communiqué souligne que la recrudescence des attaques israéliennes vise à affaiblir les tentatives de consolidation du cessez-le-feu, et que le silence de la communauté internationale et l’inaction des médiateurs témoignent des échecs constants à résoudre la crise actuelle.
Ils ont exhorté les médiateurs et la communauté internationale à prendre des mesures immédiates et sérieuses pour mettre fin aux grèves quotidiennes et aux actes d’agression incessants contre les Palestiniens.
Israël a commis plus de 2 400 violations de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas en octobre, a déclaré le bureau de presse du gouvernement de Gaza. Ces violations incluent des frappes ciblées, des arrestations, des blocus et la famine.
Plus de 20 000 enfants ont été tués par les forces israéliennes à Gaza en deux ans de guerre génocidaire, selon un rapport de Save the Children publié en septembre. L’organisation humanitaire indique qu’en moyenne, au moins un enfant est tué chaque heure, dont plus de 1 000 avaient moins d’un an. Des milliers d’autres ont subi des blessures, des traumatismes ou ont été séparés de leurs parents.
Depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu » négocié par les États-Unis en octobre 2025, au moins 786 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes, selon le ministère de la Santé de Gaza. Au moins 32 de ces décès ont eu lieu en ce mois d’avril.